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Entrepreneuriat ESG Motricité Cosmétiques

Laetitia, OUATE : ma bulle de savon, notre bulle d’actions

PAR Laetitia de Chaumont-Quitry
17 décembre 2020 — Temps de lecture :5mn
Après avoir commencé sa carrière Outre-Manche dans un groupe de cosmétiques, Laetitia de Chaumont-Quitry est aujourd’hui Directrice Marketing et Digital de OUATE, la marque de soins pour enfants engagée et engageante. Convaincue que la prise de conscience du « prendre soin de soi » commence dès le plus jeune âge, elle nous raconte son envie de guider les plus jeunes dans la construction de l’estime de soi, mais aussi dans l’apprentissage des gestes et valeurs responsables.
La résilience financière durable : chimère ou vérité ?

SW : Pourquoi avoir rejoint le projet OUATE ?

L : Ce projet me tient très à cœur, principalement pour 2 raisons. D’abord, cela me permet de poursuivre ma passion pour les cosmétiques et l’univers qu’ils évoquent. Pour moi, au-delà du geste, s’appliquer un soin sur la peau correspond à s’offrir un moment pour soi et gagner en estime de soi. Ensuite, cela me permet de participer activement à la mutation plus éco-responsable que connaît cette industrie. Les consommateurs ont un besoin de transparence, et cette dernière est déterminante chez OUATE. Nous transmettons les gestuelles de soins essentiels à la peau encore si fragile des 4-11 ans par une pédagogie ludique qui construit l’estime et la confiance en soi !

« OUATE propose des cosmétiques essentiels et utiles qui s’intercalent entre les produits pour bébés et ceux pour adultes, un segment jusqu’ici délaissé. »

SW : D’où vient cette idée de cosmétiques pour enfants ?

L : Astrid Mauduit Rutkowski, la fondatrice, est maman de 4 enfants qui sont dans la tranche d’âge de OUATE. C’est en allant consulter des dermatologues qu’elle s’est rendue compte qu’il n’existait pas de formules réellement adaptées à la peau des enfants. Cette dernière est très spécifique parce qu’elle possède un film hydrolipidique [ndlr : la barrière de protection de la peau], encore en construction. Les produits existants ne fournissaient pas la bonne dose d’hydratation et de protection. OUATE propose des cosmétiques essentiels et utiles qui s’intercalent entre les produits pour bébés et ceux pour adultes, un segment jusqu’ici délaissé.
Par ailleurs, l’expérience d’Astrid en tant que directrice de l’innovation a nourri le côté ludique de la marque, qui passe en particulier par nos packagings. Chaque tranche d’âge a en effet un packaging adapté à sa motricité, ce qui permet aux enfants d’utiliser leurs produits seuls et donc de gagner en confiance. Nos produits étant de très haute qualité, nous travaillons à les rendre plus durables en développant des formats rechargeables pour plus d’éco-responsabilité.

SW : Quels sont vos engagements en faveur de l’environnement ?

L : Nous voulons être exemplaires sur ce point, mais c’est un long parcours… Nous avons dû faire des choix pour allier cette exemplarité à la nécessité d’un produit utilisable par des enfants. Par exemple, nous avons abandonné l’option du verre (recyclé et recyclable) pour des raisons évidentes de casse et de dangerosité. Finalement, nous utilisons des plastiques recyclables, de l’encre végétale et des doseurs qui permettent d’éviter tout gâchis. Aussi, nos packagings n’ont pas de cellophane, élément additionnel d’inviolabilité, que nous estimons aujourd’hui inutile et générateur de déchets.
Nous mettons également un point d’honneur à éduquer nos petits utilisateurs au recyclage. La pédagogie sur la responsabilité environnementale commence dès 4 ans ! Comme disait Antoine de Saint-Exupery « nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Cette citation résume bien notre engagement.

SW : Comment et quand as-tu rejoint l’aventure ?

L : J’ai rencontré Astrid Mauduit Rutkowski par un réseau commun, 9 mois avant le lancement du projet. Une gestation ! (rires) A l’époque, OUATE n’était qu’à l’état d’idée. Le projet m’a tout de suite plu et j’ai foncé. Aujourd’hui, cela fait 2 ans et demi que j’y suis, notre aventure est formidable !

SW : Comment a été financée OUATE ?

L : Essentiellement par de la Love Money. Astrid est très bien entourée, par des anciens collègues, des membres de sa famille et des amis, qui avaient confiance en notre capacité de développer ce projet ambitieux et qui croient en nos valeurs. Ceci a été complété par des solutions bancaires et la BPI : des emprunts, des subventions régionales mais aussi un soutien du réseau Entreprendre et Initiative.

« 2020 a été une année particulière et nous avons dû accélérer notre développement sur le digital, mais aussi sur le réseau de distribution physique. »

SW : Comment se sont passés ces 21 premiers mois d’existence pour OUATE ?

L : 2020 a été une année particulière et nous avons dû accélérer notre développement sur le digital, mais aussi sur le réseau de distribution physique. Globalement, le digital représente déjà une part importante de nos ventes ; d’autant plus que la majorité de nos points de vente nous ont contacté via ce canal, depuis le premier confinement. Avec le développement de notre notoriété et la reprise économique attendue, la part des ventes physiques est appelée à croître dans les années à venir.
En France, nous sommes aujourd’hui distribués dans 300 boutiques et nous avons récemment signé des contrats de distribution pour les États-Unis et la Chine, pays pour lesquels nous avons d’ailleurs développé des formulations spécifiques, conformes à la réglementation locale. À l’heure actuelle notre réseau de distribution est multi-canal : OUATE est distribuée dans des pharmacies, des concept stores autour de l’univers enfant, des parfumeries et des grands magasins. Cette diversité de notre réseau nous a permis d’être plus résilients face à la crise.

SW : Toi qui a suivi toute cette aventure, quels seraient tes conseils pour un entrepreneur en devenir ?

L : Tout d’abord, il faut bien s’entourer. Cela ne suffit pas de travailler avec des gens compétents, il faut les admirer, trouver des mentors qui accompagnent et incitent à se dépasser. Je trouve remarquables qu’Astrid ait réussi à construire ce projet tout en le conciliant avec sa vie de famille.
Le deuxième conseil que je donnerais, c’est de bien communiquer sur son projet. Il est important d’être transparent, de communiquer ses valeurs, ses convictions et ses engagements.
Enfin, le troisième conseil est d’adopter une attitude de test & learn. Il faut savoir rebondir sur ses échecs. L’agilité est un mode de vie !

SW : Comment épargnes-tu aujourd’hui ?

L : Une grande partie de mon épargne personnelle est concentrée chez OUATE. C’est pour moi un vrai investissement sur le futur avec de jolies perspectives. Je crois en la croissance de OUATE, je m’y engage pleinement et durablement ; je suis fière d’en être actionnaire par mon épargne salariale. Je souhaiterais aussi développer d’autres types d’investissements et d’épargne sur le long-terme comme l’immobilier, ou l’assurance-vie, mais cela reste assez embryonnaire.

SW : Et enfin, peux-tu compléter la phrase suivante
« Aujourd’hui, plus que jamais, je veux… » ?

L : Continuer d’apprendre. Je trouve extraordinaire la diversité des sujets que nous sommes amenés à traiter dans un projet entrepreneurial. Cela nous permet de bâtir une somme formidable de compétences, quelque chose de très précieux. OUATE apprend aux enfants, et nous apprenons d’eux.

Laetitia, OUATE : ma bulle de savon, notre bulle d’actions