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Entrepreneuriat Retail Résilience ESG Epargne

Guillaume : la résilience comme force

PAR Guillaume Raineau
08 décembre 2020 — Temps de lecture :4mn
Guillaume Raineau a 37 ans, attend son 1er enfant et a quitté son poste de Chief Marketing Officer en banque, juste avant le confinement. « Timing parfait pour vivre une aventure entrepreneuriale exaltante ! » précise-il avec humour. Cet équilibriste né n’a pas froid aux yeux. Pour lui, détermination et résilience font les plus grandes réussites. Il nous raconte celles qu’il construit jour après jour.
La résilience financière durable : chimère ou vérité ?

SW : Que représente 2020 pour toi ?

G : Je dirais que je suis à un moment clé de ma vie, entre challenges professionnels et personnels, tout arrive au même moment, au plus fort de cette crise sanitaire. Depuis le confinement, je conseille une start-up sur son growth [ndlr : stratégie de croissance de la base de données clients] et j’opère pour elle une partie du business development. Elle commercialise une solution digitale de Live Shopping à destination des acteurs du Retail Mode, Beauté et Joaillerie. Concrètement, nous mettons à disposition des marques clientes une technologie de vente en ligne exclusive et qualitative : elle permet aux clients d’acheter en direct des produits présentés par un influenceur dans une vidéo diffusée en streaming sur le propre site de la marque.
2020 restera indissociable de la crise forcément ; mais pour moi, c’est aussi une année de rebond ! C’est une année de défi, de prise de recul, de résilience et de rendez-vous face à soi-même !

« Après avoir réussi sa métamorphose logistique, le online doit désormais rattraper un retard conséquent dans l’expérience d’achat. »

SW : Penses-tu que la crise sanitaire 2020 va durablement changer le retail ?

G : La question mérite d’être posée. Si nous aurons toujours besoin de magasins, la stratégie « retail physique only » est, quant à elle, totalement obsolète. Le couple « eRetail/retail » doit se consolider et ainsi offrir autant d’émotions en physique qu’en digital. Après avoir réussi sa métamorphose logistique, le online doit désormais rattraper un retard conséquent dans l’expérience d’achat. Ceci est d’autant plus vrai dans le contexte singulier et quasi-unique de distanciation sociale, à l’échelle mondiale.

SW : Quels sont tes projets personnels ?

G : La création d’entreprise, dans un environnement concurrentiel fort et peu mature, est déjà un réel défi en soi. Donc, j’essaie de prioriser mes projets personnels : courir un semi-marathon en 1h30, passer mon index de golf en-dessous de 20, développer mon profil Conseil Freelance auprès d’entreprises sont dans le haut de la liste.

SW : Penses-tu avoir toutes les cartes en main pour les réussir ?

G : Complètement ! Ne pas compter sur les autres pour réussir ses propres objectifs est la règle. L’impulsion personnelle, la persévérance et la capacité à intégrer l’adversité sont des mottos qui me motivent au quotidien.

SW : Justement, quelles sont les compétences et les qualités qui font les bons créateurs de valeur aujourd’hui ?

G : Je ne crois qu’en la résilience ; sans elle, point de miracle ! Pour citer Boris Cyrulnik, neuropsychiatre dans la région de Toulon et théoricien, « la résilience, c'est l'art de naviguer dans les torrents. » C’est la capacité d’absorber un quotidien très dur, mouvant, de l’affronter avec engagement et positivisme en restant confiant.e dans ce que l’on construit : la seule vérité pour bien entreprendre aujourd’hui.

Guillaume : la résilience comme force

SW : Dans les grandes lignes, comment se structure ton portefeuille d’épargne ?

G : Issu du milieu bancaire, j’ai construit mon portefeuille autour de la diversification. Certains placements sont très sécurisés et sur le long-terme : assurance-vie et livret A notamment. D’autres sont immobiliers avec une fiscalité avantageuse : 2 appartements avec le statut de loueur en meublé non professionnel et un appartement en loi Pinel, qui permet de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu à l'occasion d'un investissement locatif (à condition que je loue le logement nu en tant que résidence principale pour une durée minimale de 6 ans). Et enfin des placements dynamiques, à risques variables, avec des actions et des obligations dans différents secteurs.

SW : Quelle importance accordes-tu aux critères ESG (Environnement, Société et Gourvernance) ?

G : Il était temps de les mettre sur le devant de la scène financière ! Mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est essentiellement un écran de fumée. N’est-ce pas une façon pour les capitalistes de se donner bonne conscience ? Est-ce un véritable engagement ou un judicieux argument de communication ? Tous les acteurs n’ont pas la même implication à mon sens ; il faut être vigilant.e avant d’investir.
En revanche, je crois réellement à l’ESG d’un point de vue des créateurs de la valeur (industries textile, cosmétique, alimentaire etc.) : ceux qui produisent, et qui agissent aujourd’hui pour un monde plus responsable et durable demain.

SW : Quelles initiatives ou quels parcours de vie t’inspirent ?

G : Les soignants, qui contre vents et marées se battent au quotidien pour sauver des vies pour des salaires relativement faibles, suscitent un profond respect chez moi. Il en est de même pour ceux qui agissent au sein d’associations à but non lucratif.
Les parcours des entrepreneurs sans réseau, sans financement familial, sans soutien quelconque, et qui mettent au point des business et des technologies qui font avancer le monde, me fascinent.
Je puise mon inspiration dans la réussite des « faiseurs » ordinaires pour qui rien n’était gagné et qui démontrent une résilience et une détermination sans égales.

SW : Et enfin, peux-tu compléter la phrase suivante
« Aujourd’hui, plus que jamais, je veux… » ?

G : Vivre heureux, et ce longtemps !

Guillaume : la résilience comme force

Guillaume Raineau