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Entrepreneuriat Passion Bien-être Transformation numérique

My Ginger, Jennifer et Candice : le yoga comme cure

PAR Jennifer et Candice
11 novembre 2020 — Temps de lecture : 5 mn
Jennifer et Candice sont 2 sœurs, d’une très grande souplesse (physique et mentale). Ensemble, elles ont associé leur complémentarité et créé My Ginger, une communauté dédiée au bien-être, notamment par une pratique assidue du Yoga. Elles racontent leur feu intérieur : engagement, inspiration, motivation et ambition. Virabhadrasana, posture des guerrières.
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SW : Qu’est-ce que My Ginger et comment est né votre projet ?

J : My Ginger est une communauté de bien-être, créée par ma sœur Candice et moi. Formée pluri-disciplinairement en Asthtanga et Vinyasa, en Yoga de la Femme et en Reiki 1 et 2, je donne des cours de Yinyasa : une fusion entre le yoga et la philosophie du Yin et du Yang. Le Yin assouplit le corps et le Yang permet de se challenger, se sculpter et déconnecter. Cette approche du bien-être est accessible à tous les niveaux.

C : Nous sommes passionnées depuis 6 ans, et souhaitions partager ce mieux-être autour de nous. Le monde moderne peut être pressurisant et le yoga permet de compenser voire d’inverser la balance. C’est devenu un projet entrepreneurial à la fin 2016. Les planètes étaient alignées et les signes se multipliaient autour de nous : certains de nos proches vivaient de leur passion, nous avons multiplié les rencontres avec des pointures du bien-être (Felix Price ou de Mathieu Boltron), et la boutique dans laquelle travaillait Jennifer étendait sa collection avec des vêtements et tapis de Yoga… C’était écrit ! Nous avons commencé par donner des cours à l’étage de la boutique, et le bouche-à-oreille s’est vite développé. L’énergie des élèves nous nourrissait et a conforté notre ambition. Peu de ressources financières étaient nécessaires, le digital abaisse les barrières à l’entrée. Nous n’avons pas de locaux attitrés pour le moment, les cours se faisaient chez nous puis dans des lieux loués et financés par le prix des inscriptions.

SW : Comment se passe 2020 pour vous ?

C : L’année 2020 est une année de renouvellement, d’action et de retour aux sources. C’est-à-dire que l’on revient à l’essentiel : la nature, le made in France et le soin de soi. L’instabilité économique et le changement immédiat de style de vie nous ont laissé un seul choix : modifier nos habitudes, supprimer des peurs, revoir notre façon de consommer, de travailler, de vivre, etc.

J : La pratique du Yoga accompagne la prise de conscience. Elle s’est beaucoup développée pendant cette période.

My Ginger, Jennifer et Candice : le yoga comme cure

SW : Le premier confinement a-t-il été un moment clé ?

C : Pendant le confinement, nous souhaitions permettre à chacun de se déconnecter n’importe où et n’importe quand, en jouant la carte du digital. Un second projet bien-être est né : MyGinger@Home. La plateforme propose des vidéos de yoga, méditation, développement personnel, des recettes saines, des tips d’huiles essentielles, etc., selon des thématiques.
Le budget alloué est raisonnable : quelques centaines d’euros pour acquérir du matériel, rémunérer les talents (naturopathes, coachs, aromathérapeutes) et communiquer. Surtout, nous y investissons du temps ; Jennifer crée les vidéos de yoga et de méditation et je m’occupe du site internet et de la communication.

J : My Ginger@Home nous a permis de fidéliser les élèves. Aujourd’hui, nous avons 100 abonnés sur la plateforme, 1 000 à la newsletter, 866 personnes sur notre groupe Facebook et 4500 followers sur Instagram où nous sommes les plus visibles.
D’ici un an maximum, si la conjoncture le permet, notre rêve est d’ouvrir un studio de yoga totalement immersif, c’est-à-dire un studio mettant en scène des paysages tout autour de soi. Cela permettrait d’offrir de véritables moments d’évasion en voyageant à travers les sens. Actuellement, nous finalisons le concept et cherchons activement un local.

SW : Avez-vous toutes les cartes en main pour réussir ce projet d’un studio de yoga immersif ?

J : Le projet demande un réel investissement personnel et financier, avec ses aspects immobiliers, d’infrastructures et d’équipements, mais aussi de ressources humaines… Nous souhaitons agrandir l’équipe de professeurs pour augmenter notre capacité d’accueil. Nous avons l’essentiel des cartes en main et la motivation !

C : Historiquement, nous avons fait le choix de réinvestir 100% des recettes. Elles servaient à nous former davantage ou à voyager pour créer de superbes retraites pour nos élèves. Désormais, nous constituons aussi une trésorerie pour soutenir le projet : l’objectif est d’apporter 20% des 250 000 euros nécessaires, le reste correspondant à un emprunt bancaire sur 7 ans.

SW : Vous reconnaissez-vous dans le concept « d’économie de la passion » d’Adam Davidson ?

J : Tout à fait ! Quand nous avons découvert le yoga et que nous avons vu les effets que cela a eu sur nos corps et nos esprits, nous avons souhaité offrir cette force à d’autres. Sentir que nous faisons du bien aux élèves en transmettant notre passion, nous donne un maximum d’énergie que nous pouvons redistribuer.

C : Comme Adam Davidson, nous pensons que le numérique et ses évolutions permettent de nous rapprocher de l’audience… Aujourd’hui plus encore, le confinement et la distanciation sociale changeant les habitudes et modes de vie.

SW : Est-ce facile de travailler avec sa sœur ?

J : Notre relation de confiance est indestructible ! Nous sommes complémentaires : Candice est terre-à-terre, elle arrive à se projeter sur le court et long terme ; et moi, je suis dans mon art, je suis plus rêveuse et spontanée.

C : Bien sûr, nous sommes humaines et comme dans toutes les aventures entrepreneuriales, il y a eu des moments plus difficiles. La première année de My Ginger, il nous arrivait d’avoir un.e seul.e élève pendant les cours et cela créait de la tension, de la remise en question, ce qui n’est pas agréable. Il a fallu apprendre à être patientes et toujours bienveillantes.

My Ginger, Jennifer et Candice : le yoga comme cure

SW : Quelles sont les compétences et les qualités qui font les bons créateurs de valeur aujourd’hui ?

J : Ce sont les ingrédients qui nous ont permis de devenir des guerrières et d’avancer dans notre projet : l’audace, la passion, la résilience et la confiance.
L’audace que nous avons eue en sortant de nos parcours classiques, la passion qui a animé l’ensemble de notre parcours entrepreneurial, la résilience qu’il a fallu pour faire face à l’adversité et nous transformer et enfin la confiance, qui nous a vraiment été apportée par le coaching de Rebecca Sfedj.

SW : Quelles initiatives ou quels parcours de vie vous inspirent ?

C : Wim Hof, appelé Iceman, a un parcours inspirant ! Sa femme schizophrène a mis fin à ses jours et il a su transformer sa blessure en force. Il en a fait un instrument de guérison pour les autres, grâce au froid et à une respiration spécifique. Lors des formations qu’il crée, il amène ses élèves au sommet d’une montagne enneigée en sous-vêtements pour leur montrer que chacun peut réussir à se dépasser, à condition d’avoir le bon état d’esprit. C’est vraiment dans la lignée de ce que l’on souhaite apporter à nos élèves.

SW : Et enfin, pouvez-vous compléter à tour de rôle la phrase suivante :
« Aujourd’hui plus que jamais, je veux… » ?

J : Ouvrir mon studio de yoga immersif, avec une super équipe, dans plusieurs villes et continuer à rêver grand !

C : Continuer d’apporter du bien-être. My Ginger, Jennifer et Candice : le yoga comme cure
Jennifer et Candice www.myginger.fr