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Coach Immobilier ESG Entrepreneuriat

Coach Rébecca : accueillir, ralentir et rebondir

PAR Rébecca Sfedj
27 juillet 2020 — Temps de lecture :4mn
Rébecca Sfedj a une énergie solaire. Son sourire éclatant et son regard pétillant, nous mettent instantanément en confiance et nous incite à engager la conversation. Elle est « la coach des femmes entrepreneures engagées en quête d’accomplissement professionnel et d’impact social ! ». Avec un point d’exclamation évidemment. Sans tabou, elle partage « chacun de ses états d’être » : dirigeante en quête d’investissement, accumulatrice en épargne et connectrice inclusive.
La résilience financière durable : chimère ou vérité ?

SW : Coach, conférencière et autrice, tu multiplies les casquettes avec le même enthousiasme. Comment te présenterais-tu aux lecteurs de SPAREWELL ?

R : J’ai une identité de « slasheuse ». En version longue, je suis coach, formatrice, conférencière, autrice et facilitatrice. En version courte, « coach » me va très bien. J’aspire à aider les femmes qui sont entrepreneures ou actrices de changement, en quête de sens, de confiance et de liberté. Je les aide à construire une carrière qui soit à la fois épanouissante pour elles, utile pour les autres, et rémunératrice.
J’ai créé une entreprise de coaching et un organisme de formation pour proposer des programmes de leadership, en individuel ou en collectif, à des particuliers, des entreprises ou des associations. J’ai 3 grandes spécialités : la connaissance de soi, la confiance en soi et l’expression de soi (libérer sa parole et sa valeur).

SW : Comment es-tu devenue coach ?

R : Depuis que je suis toute petite, je cherche à être heureuse mais je ne savais pas réellement ce que « réussir » signifiait pour moi. J’étais impliquée, sans avoir de vocation. J’ai vécu cette situation comme un handicap. Jusqu’au jour où j’ai compris qu’à défaut d’avoir une voie toute tracée, je pouvais la construire sur mesure. Là, c’est devenu plus léger et joyeux. Avec le recul, je suis rassurée : ce à quoi j’aspirais n’existait pas à l’époque, c’est pourquoi je suis en train de le créer !

Le monde du travail a été construit par et pour les hommes, les femmes ont des défis supplémentaires : des censures personnelles ou extérieures, des biais conscients et inconscients...

SW : Pourquoi avoir choisi d’accompagner les femmes exclusivement ?

R : Au départ, les femmes venaient naturellement à moi. S’accomplir à travers un travail utile aux autres est un sujet qui raisonnait plus fort chez elles.
Dans le Ted Talk « Teach girls bravery, not perfection », Reshma Sujani (fondatrice de Girls Who Code) illustre le rapport plus douloureux des femmes face à l’échec. Pour moi, c’est un vrai sujet de vivre ensemble ; chacun.e peut agir.

SW : Quelle a été ton expérience du confinement ?

R : Ma santé va très bien, il est important de se le rappeler.
Psychologiquement, c’est une autre paire de manches. J’ai vécu une crise de sens face à ce mini-effondrement. C’est une face cachée par les réseaux sociaux, dont il est important de parler. J’ai été chamboulée et me suis questionnée sur le sens de ma vie, de mon travail, sur la pérennité de mon activité professionnelle… Heureusement j’étais bien entourée : ma coach, mes proches, mes collègues entrepreneures, etc.
Les étapes se sont enchainées : le coup/le choc, la tristesse, l’acceptation, le ralentissement, le rebond et la résilience. Mes clientes ont vécu le même recentrage, chacune à son rythme. La solidarité demande de s’écouter : suis-je en capacité de donner ou plutôt en nécessité de recevoir ?

SW : Quels sont tes projets aujourd’hui ?

R : Ma priorité est l’incubateur de talents, lancé il y a 2 ans et demi. Je veux le perfectionner et créer une expérience collective, en complétant le coaching sur-mesure individuel par des formations en ligne, et par un réseau d’expert.es complémentaires : psychologue, art-thérapeute, hypnothérapeute, etc.
Sur le plan personnel, je veux devenir une as du chant et de la danse d’improvisation de Comédie Musicale ! J’ai beaucoup d’envies, mais souhaite me recentrer sur des projets de cœur.

SW : Comment épargnes-tu aujourd’hui ?

R : Mon profil financier est « accumulateur » : j’ai besoin d’avoir des réserves pour me sentir apaisée. Ainsi, j’épargne beaucoup sur le plan personnel.
Je commence à vouloir en faire de même sur le compte professionnel. La première année d’activité, je ne me suis pas rémunérée parce que je bénéficiais de Pôle Emploi. Cela m’a permis de m’assurer une trésorerie pour mes prochains salaires, les coûts fixes et les investissements. Aujourd’hui, mon profil financier « dirigeante » m’encourage à développer ma dynamique d’investissement. Notamment, je souhaite développer une équipe pour déléguer et profiter de compétences complémentaires.

La crise a fait remonter en priorité ce besoin de me former sur les aspects financiers. Je sais mettre de côté, mais ne sais pas faire fructifier l’argent.

SW : Est-ce que la crise te fait considérer tes projets ou ton épargne différemment ?

R : Dans la fable, je suis prévoyante comme la fourmi même si j’adore chanter comme la cigale ! (rires)
Je me forme par paliers, quand cela est nécessaire. Ainsi, j’ai eu recours à des formations et des séminaires avec Nathalie Cariou par exemple. D’ailleurs, juste après l’interview, j’ai un coaching sur la relation à l’argent d’un point de vue énergétique.

Je veux creuser 2 aspects :

  • L’immobilier pour mon propre cabinet et mon domicile. Les deux n’étant pas étanches.
  • L’investissement responsable dans des projets d’entrepreneuriat social. Tester ces aspects petit à petit, en commençant par quelques dizaines euros. Ce n’est pas forcément le plus rentable. Ma priorité est de donner du sens à l’argent que je gagne et à mes économies.

SW : Quelles initiatives ou quels parcours de vie t’inspirent ?

R : Toutes les associations pour lesquelles je me suis engagée ou celles pour lesquelles je m’apprête à le faire : Cheer Up (qui aide les jeunes atteints de cancer à créer des projets personnels), le NOISE (qui accompagne les étudiants à trouver leur voie d’acteurs du changement), Coexister (un mouvement inter-religieux et inter-convictionnel de jeunes pour le vivre ensemble), Ticket for Change (qui accompagne les entrepreneurs du changement), Empow’her (l’organisation sociale internationale qui coache les entrepreneuses), ChangemakerXchange (la communauté des jeunes innovateurs sociaux) etc.
Tous les fondateur.rice.s., et les collaborateur.rice.s qui y officient, m’inspirent.

Coach Rébecca : accueillir, ralentir et rebondir
Rébecca Sfedj Coach pour entrepreneures et actrices de changement https://rebeccasfedj.com/