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Epargne Solidarité

Anne et Sylvain : « In peer-to-peer we trust »

PAR Anne Bismut & Sylvain Meyer
06 juillet 2020 — Temps de lecture : 4 mn
Anne et Sylvain se connaissent du travail et de leur récente formation en innovation numérique. Ensemble, ils ont monté SPAREWELL, un blog, un collectif mais surtout une communauté de pairs engagés qui veulent renforcer le sens de leurs actions et avoir un impact positif par leurs projets. Pendant des semaines, ils ont interrogé leurs contemporains confinés. Dans un rapport d’équité, ils se prêtent au même jeu de l’interview sans tabou.
La résilience financière durable : chimère ou vérité ?

SW : Anne, Sylvain qui êtes-vous ? Que faites-vous ?

La crise sanitaire mondiale générée par le Covid-19 est sans conteste inédite et exceptionnelle car elle touche pour la première fois et de manière simultanée l’ensemble des parties prenantes de la sphère économique et sociale : collaborateurs, clients, fournisseurs, entrepreneurs, actionnaires, etc. mais aussi l’État et les collectivités publiques. 

A : Dans une liste à la Prévert, j’ai 35 ans, 2 enfants, mariée, responsable juridique, parisienne… Rive droite ou rive gauche, entre les 2 mon cœur balance… Je suis sociable, active, pleine d’énergie et fidèle à mes amis, ma famille, mon employeur et mes valeurs ! J’aime et je crois en la force du collectif : à plusieurs, on va plus loin !

S : J’ai 2 ans de plus qu’Anne, et suis strasbourgeois devenu parisien à mes 18 ans. Je suis marié , et ai un petit garçon. Je travaille en finance de marchés et suis un pur produit de la maison ODDO BHF : j’ai commencé comme stagiaire, puis suis devenu vendeur et enfin manager d’une équipe de vendeurs en salle de marchés.
Avec Anne, nous avons fait partie de la première promotion de CFEE (ndlr : Campus Formation Étudiant Entreprise, un mastère enseigné par la WebSchool Factory, Paris Dauphine et l’Innovation Factory). L’approche pédagogique nous a permis d’imaginer SPAREWELL.

SW : Qu’est-ce que cet ovni SPAREWELL ?

S : SPAREWELL est notre réponse à un constat. Les 30-40 ans ne se reconnaissent pas dans le discours des banques pour la gestion de leur patrimoine. Le dialogue est compliqué, les codes sont trop différents. Il faut démystifier la finance mais surtout l’investissement. Le mot fait peur alors qu’il est la partie de l’iceberg visible visible. L’investissement permet simplement de financer des actions et des projets de vie très concrets.

A : Il est vrai que le patrimoine permet de faire face à des crises et des situations exceptionnelles (confinement, divorce, perte d’emploi …), de préparer l’avenir de nos proches, de réaliser nos ambitions. Comment faire prendre conscience de l’importance de ce sujet à notre génération, sans être anxiogènes ? C’était le point de départ de l’initiative SPAREWELL.

« Il convient de faire tomber le tabou français autour de l’argent de l’investissement.
Il est possible de libérer la parole et de s’aider mutuellement… »

SW : Quelle est votre solution à ce manque de confiance et de conscience ?

A : Le sens ! Il infuse tous nos actes aujourd’hui ! Il faut le replacer au cœur de l’épargne. Nous avons les moyens économiques et financiers d’accompagner nos valeurs et de façonner le monde de nos enfants… d’agir en pleine conscience.

S : La solidarité aussi. Elle s’est exprimée massivement pendant le confinement avec des initiatives variées : Stars Solidaires, Collab for Love etc. Contrairement, aux idées reçues, la solidarité est légitime sur les questions patrimoniales. Il convient de faire tomber le tabou français autour de l’argent et de l’investissement. Il est possible de libérer la parole et de s’aider mutuellement sur ces sujets importants.

SW : Comment s’est passé la crise sanitaire pour vous ?

S : Les 3 premières semaines ont été un raz-de-marée : il a fallu trouver mes marques pour mon foyer et pour les membres de nos équipes. Mettre en place un télétravail efficace et s’organiser avec notre garçon. L’activité de ma femme a été très impactée, elle a plongé la tête la première dans la gestion de la maison. Merci à elle !

A : Pas facile de tout jongler, surtout avec les enfants. Mais tellement bénéfique, parce que nous avons pu rencontrer et échanger avec des personnalités vraies, confinées comme nous, transparentes sur leurs projets, les raisons et les moyens pour les réaliser.

SW : Qu’est-ce qui va durablement changer ?

S : Tellement de choses ! J’entends souvent le besoin « d’un grand bol d’air frais » donc je pense que le mouvement d’éloignement des centres urbains va continuer et surement s’accélérer.
Aussi, le renforcement de la conscience écologique et de l’impact carbone. J’entends des amis vouloir renoncer à leurs voitures ou éviter les voyages au bout du monde… et au contraire s’orienter vers les circuits courts à tous les niveaux (consommation, livraison etc.).
Surtout, l’émergence d’une solidarité pérenne. Dans mon entourage, de nombreux médecins se sont portés volontaires pour des gardes pendant le Covid-19, d’autres ont fait des dons à des associations… Nos amis SPAREWELL nous le disent souvent !

SW : En retour, qu’aimeriez-vous dire à vos pairs ?

A : Il est précieux et essentiel de poursuivre ses projets tout en respectant ses valeurs. Cette crise ne doit pas être un frein à notre développement ; au contraire, elle doit ouvrir nos chakras !

S : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », il ne faut pas minimiser l’impact des petites actions du quotidien sur les grands équilibres, notamment environnementaux. C’est vrai dans plein de domaines dont l’épargne ; ne rien faire, c’est détruire le fruit de notre travail.

SW : Aujourd’hui, quels sont vos projets ?

A et S : Développer la communauté SPAREWELL !

S : L’initiative débute à peine. On y croit tellement, on veut la faire grandir ! Un projet n’est jamais seul ; « viser la lune pour atterrir dans les étoiles » disait l’autre. J’ai à cœur de développer mon équipe en salle de marchés, agrandir notre appartement pour préparer l’arrivée d’un deuxième enfant, ceci n’est pas une annonce (rires).

A : Avec mon mari, nous avons acheté notre résidence principale et avons signé l’acte authentique pendant le confinement ! Nous sommes actuellement en plein travaux, financés en propre.
Ensuite, je compte constituer une épargne pour les études de mes fils et pour ma retraite.

Et enfin, pouvez-vous compléter chacun votre tour la phrase suivante
« Aujourd’hui plus que jamais, je veux… »

S : Revoir ma famille en Alsace !

A : Découvrir toujours plus d’initiatives collectives, solidaires et inspirantes !

Découvrez le manifeste de SPAREWELL ici.