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Entrepreneuriat France Etat Start-up

Les start-ups françaises les plus prometteuses selon le Next 40 / FrenchTech 120

PAR Sparewell
23 mars 2021 — Temps de lecture :3mn
Il y a quelques semaines, Cedric O et la French Tech dévoilaient la deuxième promotion du programme d'accompagnement « Next 40 et FrenchTech 120 », qui met en lumière les start-ups techs françaises jugées les plus prometteuses. Combinées, elles emploient 26 000 personnes dans l’hexagone et génèrent plus de 8,85 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Tour de table.
La résilience financière durable : chimère ou vérité ?

Session de rattrapage sur la French Tech 120

Commençons par un pas en arrière : nous sommes mi-septembre 2019, sous les ors du palais de l’Élysée. Là, Emmanuel Macron et Edouard Philippe annoncent la nomination de 40 fleurons de la Tech française, sous le groupement Next 40 ; préambule au French Tech 120 (élargissant le panel de sélection à 123 start-ups). Ils proposent d’offrir à ces sociétés en hyper-croissance un accompagnement sur-mesure, pour se révéler « leaders de rang mondial ». En ligne de mire : la création d’emplois dans l’hexagone.

L’adhésion est immédiate : les média, e-médias et influenceurs aiment présenter ce rapprochement de l’Etat avec les entreprises techs, qui révolutionnent le quotidien des Français. À l’international aussi, le phénomène prend de l’ampleur puisque 2 des partenaires de l’opération – Business France et Bpifrance – ont activé leurs réseaux pour créer des ponts entre communautés.

De quel accompagnement profitent les lauréats ?

La nomination donne accès aux recommandations des services d’Etat. L’URSSAF ou la Banque de France par exemple, ont pu directement épauler les lauréats, sur des questions de trésorerie, de recrutement, ou encore de développement commercial.

Une win-win situation puisque cette proximité rapprochée permet aux start-ups d’exprimer les difficultés rencontrées (parfois générées par les contraintes administratives), et aux institutions d’améliorer leurs systèmes et services. Ainsi, la Banque de France a pu constater les difficultés des start-ups à obtenir des financements à de bonnes conditions, puis a pu revoir son système de cotation pour leur permettre de bénéficier de taux plus avantageux auprès de Bpifrance et des Banques d’Investissement.

Aussi, la French Tech – un écosystème atypique qui réunit des start-ups, des investisseurs, des décideurs et des « community builders » – a mobilisé plus d’une cinquantaine d’administrations (ou d’institutions partenaires) et 4 sociétés marraines (dites « success managers ») pour contribuer au développement de ces start-ups en dépit de la crise de la Covid-19. 2020 « a vraiment permis de tester la tuyauterie du Next 40 et de voir avec quelle efficacité nous arrivions à contacter les bonnes personnes pour avoir des réponses à nos questions sur le chômage partiel ou les PGE, expose Nicolas Brusson, CEO de BlaBlaCar. Cela a très bien fonctionné. L’accès aux administrations a été plus direct, plus humain, nous avons moins été confrontés à une grosse machine administrative. »

Les lauréats profitent-ils équitablement du label ? Il semblerait. « L’idée était de faire briller l’écosystème par le haut, que le Next 40 fasse office d’étendard et, à cet égard, c’est réussi », constate ainsi Jérôme Masurel, CEO de 50 PARTNERS [un réseau d’entrepreneurs expérimentés et bienveillants, officiant en tant que consultant pour aider les nouveaux entrepreneurs à potentiel].

Ensemble, ces pépites ont essuyé les plâtres…

En 2021, qui sont les nouveaux entrants ?

Entre la première et la deuxième génération du Next 40-FT120 (pour les intimes), 100% des entreprises ont conservé leur siège social en France, 10 000 emplois ont été créés en France, et le chiffre d’affaires cumulé a connu une évolution de +55%, dépassant les 8,85 milliards d’euros.

Il faut dire que les critères d’admission (non-cumulatifs) se sont renforcés. Pour le FT120 :

  • Le seuil de levée de fonds est positionné à 23 millions d’euros en parts primaires (contre 20 millions en 2020);
  • Le montant minimal de chiffre d’affaires est désormais à 14 millions d’euros (vs 8 millions en 2020).

Au final, ce sont :

  • 30 nouveaux entrants dans le FT120,
  • 12 start-ups ultra-prometteuses qui rentrent dans le Next 40, encore plus sélectif que le FT120, puisqu’ici les sociétés ont nécessairement levé plus 100 millions d’euros.

Les startups à dimension industrielle (« IOT-Manufacturing ») deviennent le premier secteur représenté, suivi par la santé et les Fintech.

Hélas, la parité n’est pas encore au rendez-vous : moins de 10% des entreprises nominés ont été fondées ou co-fondées par des femmes, et seuls 28% des membres des conseils d’administration sont des femmes. Les revendications de la tribune sur l’économie paritaire du mois dernier sont clairement d’actualité.

Comment réagissent les investisseurs à ce label ?

Pour l’instant, il est un peu tôt pour se prononcer. Nous n’avons qu’une année de recul, et celle-ci peut difficilement être perçue comme une référence tant son caractère est exceptionnel. D’autre part, en matière de Capital-investissement (première source de financement pour ces sociétés), les deals s’anticipent bien en amont. Nombreuses étaient les start-ups déjà courtisées par les investisseurs nationaux et internationaux avant leur nomination. Comme souvent, l’éducation prend du temps. Il faudra patienter et observer les performances des prochaines promotions avant de pouvoir dresser un vrai bilan...

To be continued.

Vous souhaitez en savoir plus sur le Next40-FT120, voici quelques lectures complémentaires :

Les start-ups françaises les plus prometteuses selon le Next 40 / FrenchTech 120

SPAREWELL