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Introduction au Private Equity : pour qui et comment

PAR Raphaël Hassan
28 janvier 2021 — Temps de lecture : 5 mn
Le Private Equity, encore appelé capital-investissement, désigne un investissement en direct ou via des fonds d’investissement, dans des entreprises non cotées en bourse. En ce sens, il contribue à financer l’économie réelle et le développement des entreprises. Raphaël Hassan explique toutes les singularités de cet investissement, qui séduit de plus en plus de particuliers.
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Qu’est-ce que le Private Equity ?

Lorsqu’il est question de financer une entreprise, 2 solutions viennent spontanément à l’esprit : le recours à l’emprunt bancaire et les marchés boursiers. Or l’emprunt bancaire est devenu de plus en plus coûteux pour les entreprises et les conditions d’accès aux marchés financiers sont très restrictives. En effet, la Bourse ne permet le financement que d’un nombre limité d’entreprises de moyennes ou de grandes tailles, remplissant des critères bien définis (chiffre d’affaires, années d’existence, etc).
Aussi, le capital-investissement, ou selon l’expression consacrée le Private Equity peut parfois financer les jeunes entreprises en développement.
Ce type de placement consiste ainsi à prendre des participations (minoritaires ou majoritaires) au capital d’entreprises non cotées via des fonds d’investissement, dans l’espoir de réaliser une plus-value.

Derrière cette opération, 4 segments d’investissements sont à distinguer ; chacun avec sa propre terminologie :

  • Le capital-risque vise à financer la création de la société ;
  • Le capital-développement vient consolider l’essor et la progression d’une société existante ;
  • Le capital-retournement ambitionne un redressement de cap en cas de difficultés.
  • Le capital transmission, ou leveraged buy-out (LBO), vise à financer l’acquisition d’une autre entreprise.

En ce sens, il est communément admis que le Private Equity contribue au financement de l’économie réelle.

La plupart des fonds Private Equity sont restreints aux investisseurs professionnels à cause du risque et la complexité associée à ces produits. Depuis la loi Macron de 2015, l’accès au Private Equity est rendu possible pour les particuliers via notamment des contrats d’assurance-vie ou de capitalisation. A ce jour, les parts d’un Fonds Commun de Placement à Risque agréé peuvent constituer jusqu’à 100% de l’encours d’un contrat d’assurance-vie.

« Le Private Equity est devenu un des rouages essentiels de l’économie française. »

Un rôle crucial dans l’économie réelle

Selon une étude de France Invest publiée fin année 2019, 40,7 milliards d’euros de capitaux-investissement ont été levés en 2019 (+13% vs 2018). Tandis que les investissements s’élevaient à 37,3 milliards d’euros (+35% vs 2018). « Depuis 10 ans, le secteur a trouvé toute sa place dans le financement des start-ups, des PME, des ETI et des infrastructures, avec un fort impact sur la croissance des entreprises et sur la création d’emplois » introduit Dominique Gaillard, président de France Invest. En effet, ce sont :

  • Plus de 2 300 start-ups, Petites et Moyennes Entreprises (PME) ou entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui sont soutenues dans leur développement.
  • Plus de 260 000 emplois nets, qui ont été crées entre 2013 et 2018.

« Compte-tenu de son empreinte économique et sociale croissante, le capital-investissement français sera au rendez-vous pour être un des fers de lance de la reprise économique que nous appelons de nos vœux. Il va s’agir d’assurer un développement durable à la fois en adaptant et en accélérant la transformation des entreprises accompagnées… » poursuit le président.

Les chiffres du premier semestre 2020 lui donnent raison. Malgré la crise, l’épargne levée connaissait une baisse plus faible que celle du PIB français et les montants investis se maintenaient à plus de 7,5 milliards d’euros.

« Par nature, l’investissement en fonds de Private Equity se place dans un horizon de long-terme. »

Les caractéristiques clés du capital-investissement

Dans le contexte actuel des solutions de placements traditionnelles peu rémunératrices, l’investissement en Private Equity peut se distinguer par sa performance potentielle et par les avantages fiscaux qu’il peut offrir à certains investisseurs et sous certaines conditions.

  • Un Placement de long-terme :
    Par nature, l’investissement en fonds de Private Equity se place dans un horizon de long-terme. Car, il s’agit de contribuer à l’économie réelle et de permettre la potentielle création de valeur ou encore l’emploi net. Les montants investis sont habituellement « bloqués » entre 8 et 10 ans ; dans le jargon, on parle de « placements illiquides. »
  • Une proportionnalité entre rendement et risque :
    Si investir, via des fonds, dans une jeune start-up (capital-risque) ou dans une entreprise en difficulté financière (capital-retournement) est plus risqué que l’achat d’actions d’une grande entreprise cotée sur les marchés boursiers, le ratio rendement-risque motive un grand nombre de nos pairs.
    Rappelons ici que l’investisseur.e est averti.e qu’il s’agit d’une stratégie de long-terme et que le fonds de Private Equity présentent notamment un risque intégral de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
  • Une fiscalité parfois avantageuse :
    En finançant l’économie réelle, le capital-investissement fait l’objet de politiques gouvernementales incitatrices. Selon les enveloppes de placement, des réductions ou des déductions fiscales peuvent être offertes aux particuliers ou aux investisseurs institutionnels. Quelques précisions : le régime de d’exonération de taxation liée à certains fonds de capital-investissement, dont peuvent bénéficier certains investisseurs, dépendent de la situation patrimoniale individuelle de chaque investisseur et sont soumises à certaines conditions.
    Il est également crucial de bien les comprendre et les distinguer pour faire son choix, puisqu’elles ne sont pas cumulables.

Une multiplicité d’enveloppes d’investissement

Il est possible d’accéder au Private Equity de différentes façons, qui dépendent de plusieurs critères, notamment de :

  • Le caractère de l’investissement : direct ou indirect (via des fonds d’investissement ou des fonds de fonds d’investissement),
  • Le montant d’investissement souhaité,
  • La fiscalité recherchée,
  • La stratégie d’investissement (diversification, placements thématiques, etc.).

Plusieurs stratégies d’investissement

Pour contribuer à la pondération de certains risques, la diversification peut être un élément important lorsque possible. Avec la grande diversité des enveloppes disponibles en France, et le nombre impressionnant de sociétés ayant recours à ce financement non-côté, les produits financiers de Private Equity peuvent contribuer à des stratégies de diversification. Les gestions libres ou sous mandat sont également possibles ; nous ne recommanderons jamais assez un accompagnement sur ces sujets patrimoniaux par des conseillers financiers.

Pour conclure…

Vous l’aurez compris, le Private Equity ne s’adresse qu’aux épargnants qui veulent investir dans la durée, qui cherchent des statistiques de rendement élevé, associé à un risque notamment de perte en capital. Les produits de capital-investissement peuvent être compliqués. nous recommandons d’examiner attentivement l’ensemble des facteurs de risque, avant de vous engager. Ils sont présentés dans le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI ou DIC) et sont décrits dans le règlement pour les Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR). Si vous avez décidé d’investir, quelques derniers chiffres clés de marché :

  • Les frais d’entrée varient entre 0% et 5%, selon les enveloppes et les produits.
  • Les frais de gestion annuels s’inscrivent dans une fourchette entre 1% et 3% en contrepartie du travail des analystes et des gestionnaires.

Source :
France Invest : https://fr.zone-secure.net/31231/1197422

Introduction au Private Equity : pour qui et comment
Raphaël Hassan PRODUCT SPECIALIST pour ODDO BHF People used to think that private equity was basically just a compensation scheme, but it is much more about making companies more efficient. David Rubenstein, Founder & CEO of The Carlyle Group