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Risque Rendement Investissement Action

Comment mesurer votre sensibilité au risque ?

PAR Stefan Zweiker
05 novembre 2020 — Temps de lecture :3mn
Vous avez plusieurs fois lu sur Sparewell des références à la sensibilité au risque ? Cela n’est pas un hasard. Cette notion est souvent abordée en finance, dans le cadre du « couple rendement-risque » d’un placement. Entre autres facteurs, ce critère permet d’orienter vers le plus juste produit sur la base de facteurs objectifs et personnels. Comment bien comprendre et évaluer sa sensibilité au risque financier ?
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En finance, la tolérance au risque désigne la volonté et capacité d’accepter la possibilité de forte variation du montant investit pouvant résulter en un gain ou une perte.. La tolérance au risque dépend de facteurs objectifs (tels que la situation financière, les objectifs patrimoniaux, l’horizon de placement ou le degré de connaissance des marchés financiers etc.) et de facteurs subjectifs ou psychologiques (le ressenti à l’idée de perdre de l’argent ou la capacité à supporter l’incertitude, par exemple). L’appétit pour le risque, et son contraire l’aversion, est donc un continuum dans lequel viennent se positionner des recommandations de placements.

Dans le cas de la gestion sous mandat, les banques et sociétés de gestion ont défini plusieurs profils pour gérer les portefeuilles de leurs clients : « prudent », « équilibré », « dynamique », « offensif » etc. Ces terminologies ne sont pas réglementées et peuvent variées d’un établissement à l’autre. Généralement, un portefeuille équilibré est globalement investi à parts égales entre actifs risqués et peu risqués ; ensuite viennent se positionner des profils de part et d’autre.

Les questions à vous poser pour identifier votre profil

Voici 7 questions (non-exhaustives) qui vous permettront de bien mesurer votre sensibilité au risque :

  • Quel est mon objectif d’investissement ? revenus complémentaires / retraite / rendement, etc.
  • Quel est mon horizon de placement ? 2 ans / 5 ans / 10 ans etc.
  • Quelle est ma situation financière à l’heure actuelle ? stable / excédentaire / équilibrée etc.
  • Quelle part de mon capital suis-je prêt.e à placer sur des actifs risqués ?
  • L’idée de perdre de l’argent m’effraie-t-elle ?
  • Quel est mon tempérament au quotidien ? anxieux / calme etc.
  • Ai-je une épargne de précaution disponible par ailleurs ?

Si parfois, ces questions semblent vous manquer de concret, rappelez-vous que les experts sont là pour vous aider. N’hésitez pas à contacter les équipes de Sparewell, votre banquier ou votre conseiller régulier pour affiner cette évaluation.

Le rendement, inséparable du risque

Il ne semble pas nécessaire de faire un graphique ; le rendement et le risque sont dans la plupart des cas proportionnels. Comme le ying et le yang les deux sont indissociables. Les experts parlent d’un « couple rendement-risque d’un actif ».
Les cas plus extrêmes en sont les meilleures manifestations : la rentabilité des actions est souvent plus élevée, mais au prix d’une volatilité également supérieure ; tandis que les fonds monétaires sont plus stables et offrent des rendements plus faibles.

Le temps a aussi son rôle à jouer, car il vient lisser la volatilité des marchés. Ainsi, à court-terme, si la valeur d’une action peut grandement fluctuer ; elle aura tendance à se stabiliser sur le long-terme et refléter les fondamentaux de l’entreprise.

La Frontière Efficiente de H. Markowitz

Dans un article fondamental paru en 1952, dans le « Journal of Finance », l’économiste américain Harry Markowitz (prix Nobel d’économie 1990) théorise, pour la première fois, la frontière efficiente. Cet article est la pierre angulaire de la théorie moderne de portefeuille.

Un portefeuille est composé de plusieurs valeurs (actions, obligations etc.). A chacune d’entre elle est associé un couple rendement/risque. Le principe de Frontière Efficiente vient détailler la diversification au sein du portefeuille, et au sein de chaque classes de valeurs. Concrètement, elle se fonde sur des formules mathématiques pour maximiser l’espérance de rentabilité en moyennant la volatilité (et donc l’écart-type).

Aussi, Markowitz distingue 2 catégories de risque : le premier non-systémique peut être mitigé par le choix des actifs (et donc la diversification) et le second systémique, qui est inhérent au marché et qui ne peut pas être diminué.

C’est un peu technique (forcément, un prix Nobel l’a crée), mais cela atteste de la complémentarité des 3 notions fondalementales lorsque l’on construit une stratégie d’investissement : le risque, le rendement et le temps. Dans un dossier, Odon de Laporte, Senior Portfolio Manager, vous en dit plus sur l’importance de ce trio quand on investit en bourse.

A vous de vous lancer ; « qui ne risque rien n’a rien »…

Comment mesurer votre sensibilité au risque ?